L'hydrogène

Une énergie aux multiples utilités

Le Québec fait partie des rares endroits dans le monde où il est possible de produire de l’hydrogène « vert ». L’hydrogène est dit « vert » lorsqu’il est produit à partir de sources d’énergie renouvelable. Actuellement, 95 % de l’hydrogène consommé mondialement est dit « gris », puisqu’il est produit à partir de gaz naturel ou de charbon. La combustion de l’hydrogène génère de la chaleur et ses émissions uniques sont de la vapeur d’eau. 

Cette énergie renouvelable polyvalente laisse entrevoir un potentiel notable de contribution à la transition énergétique du Québec, car elle peut être utilisée pour répondre à plusieurs besoins : production de chaleur, production d’électricité, production de carburants de synthèse, production de produits chimiques, stockage électrique, sidérurgie, etc.

Dans le secteur des transports, les véhicules à pile à combustible (VEPC) utilisant l’hydrogène comme carburant commencent à faire leur apparition et offrent plusieurs avantages : une recharge rapide, une autonomie avoisinant les 500 km, ainsi qu’une certaine récupération de chaleur pouvant s’avérer utile par temps froid.

Travaux de TEQ

Les nombreux usages de l’hydrogène et l’attention qu’on y porte sur la scène internationale ont motivé TEQ à intégrer l’exploration de cette nouvelle filière dans la feuille de route sur le transport routier du Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques du Québec.

En ont découlé deux principaux projets soit un banc d’essai dans le secteur des transports et la conduite d’une étude sur le potentiel technico-économique de la filière de l’hydrogène pour la transition énergétique du Québec (terminé). 

Banc d’essai à l’hydrogène dans le secteur des transports

Afin d’étudier le potentiel de contribution de l’hydrogène à l’atteinte des cibles ambitieuses du Québec en matière d’électrification des transports et de réduction de consommation d’énergies fossiles, TEQ a mis en branle, en octobre 2019, un projet pilote (banc d’essai) pour étudier la performance liée aux véhicules électriques à pile à combustible à l’hydrogène (VEPC) en climat nordique et accroître les connaissances à ce sujet. Plus largement, ce banc d’essai permettra de développer l’expertise québécoise à l’égard de la mobilité électrique à l’hydrogène, y compris la production de l’hydrogène vert par électrolyse et sa distribution.

Ce projet a également pour but de sensibiliser la population au potentiel de cette technologie en plus de permettre le déploiement commercial des VEPC, ceux-ci étant notamment admissibles à des subventions dans le cadre du programme Transportez Vert pour encourager l’électrification des flottes de véhicules.

D’une durée de quatre ans, ce projet pilote concrétise la mesure 10.4 de la feuille de route en transport routier du Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques du Québec. Il est géré en étroite collaboration avec le Centre de gestion de l’équipement roulant (CGER) du ministère des Transports du Québec. 

Réalisations à ce jour

  • Jusqu’à maintenant, le banc d’essai a permis de déployer une cinquantaine de VEPC sur les routes de la province, en plus de procéder à la construction d’une première station de ravitaillement en hydrogène dans la ville de Québec. Les véhicules déployés, qui sont de modèles Toyota Mirai et Hyundai Nexo, ont été loués dans des flottes institutionnelles et sont instrumentés pour procéder à la collecte et à l’analyse de différentes données.

Toyota Mirai

Hyundai Nexo

  • Pour sa part, la station de ravitaillement en hydrogène, qui est située sur le boulevard Wilfrid-Hamel à Québec, est pleinement opérationnelle et ouverte au public depuis octobre 2019. Cette station est dotée d’un électrolyseur permettant la production sur place de l’hydrogène vert qui est utilisé pour le banc d’essai.
  • À la suite d’un appel de propositions tenu en janvier 2020, un consortium a été retenu et verra à la construction, d’ici mars 2022, de deux nouvelles stations de ravitaillement en hydrogène propre, soit une deuxième à Québec, dans le quartier Limoilou, et une deuxième à Dorval en banlieue de Montréal.

Étude sur le potentiel de la filière de l’hydrogène au Québec

Sous l’impulsion des travaux entrepris en lien avec la filière, un comité directeur sur l’hydrogène composé de représentants de Transition énergétique Québec, du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, du ministère de l'Économie et de l'Innovation et de Hydro-Québec a été formé en mai 2019 afin d’échanger sur l’avenir de l’hydrogène vert dans le portrait québécois et sur la place de ce vecteur énergétique dans la transition énergétique.

Cette étude, dont les travaux ont commencé en juillet 2019 et qui est maintenant disponible, ci-dessous, a pour but de présenter au gouvernement un portrait réaliste, objectif et actuel du paysage technico-économique et des enjeux liés au secteur de l’hydrogène. En somme, cela sera fort utile pour guider les prochaines interventions et les prises de position gouvernementales qui pourront mener au développement de projets relatifs à cette filière au Québec.

Erratum - Corrections dans les volets A et C

Volet A

À la page 12, le texte se lit comme suit : « Le Québec héberge 3 sites de production soit Olin à Bécancour, Eka à Magog et ChemTrade à Beauharnois. »

Il faudrait plutôt lire : 

« Le Québec héberge trois sites de production, soit Erco Mondial à Buckingham, Eka à Magog et ChemTrade à Beauharnois. »

Volet C

À la page 5, il est mentionné ceci : « Comme dans l’ensemble du secteur du raffinage, l’hydrogène est produit par vaporeformage du gaz naturel  et les émissions de GES associées sont considérables. »

Il faut préciser que certaines usines, notamment au Québec, exploitent plutôt des procédés par reformage catalytique continu.

Normes liées à la technologie de l’hydrogène

À la demande de TEQ, le Bureau de normalisation du Québec a dressé un catalogue non exhaustif des documents normatifs principaux dans le domaine émergeant des technologies de l’hydrogène. Ce catalogue forme une base de connaissances préliminaire à propos de cette filière qui a le potentiel de devenir un vecteur d’énergie propre.

Aide financière et accompagnement offerts

Programme Transportez vert – Volet acquisition de technologie : pour l’acquisition d’un véhicule électrique à pile à combustible à hydrogène par une entreprise, un organisme ou une municipalité.

Programme Technoclimat : pour des projets en innovation dans la filière hydrogène.

Webinaire - Le potentiel de l’hydrogène décarboné dans la transition énergétique du Québec

Le 14 juillet 2020, les principaux résultats d’une étude sur le potentiel technico-économique du développement de la filière de l’hydrogène au Québec ont été présentés par Transition énergétique Québec et ses partenaires. Cette étude a été conduite par TEQ et le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN).

Réécoutez ce webinaire dès maintenant :

Conférenciers

  • Richard Gagnon, coordonnateur aux stratégies énergétiques, Transition énergétique Québec
  • Philippe Tanguy, directeur général, Polytechnique Montréal
  • Jonathan Barbeau-Baril, associé de recherche, Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG)

Documents de présentation

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Écrivez-nous à l’adresse projet.hydrogene@teq.gouv.qc.ca.

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