10 décembre 2018

Conférence sur le chauffage à la biomasse forestière résiduelle | Retour sur cette journée phare pour une filière au grand potentiel

Photo : PhotoMAG, pour le QWEB

Le 8 novembre dernier, la deuxième édition de la très attendue Conférence sur le chauffage à la biomasse forestière résiduelle s’est déroulée au Hilton Québec. Transition énergétique Québec est fière d’avoir été la partenaire principale de cette conférence en plus d’y tenir un kiosque d’information. 

Au total, 250 personnes ont assisté aux présentations offertes par 21 conférenciers et panélistes, ainsi que visité les 13 kiosques rassemblés au salon des exposants. M. Léopold Beaulieu, président-directeur général de Fondaction, était le conférencier d’honneur de la journée. Les organisateurs ont également eu le privilège d’accueillir Mme Christiane Egger, directrice adjointe de l’OÖ Energiesparverband (agence énergétique de la Haute-Autriche) et gestionnaire de la grappe Cleantech-Cluster Energy, en tant que conférencière. 

Plusieurs sujets intéressants ont été soulevés durant cette journée inspirante. Transition énergétique Québec, en collaboration avec Vision Biomasse Québec, est heureuse de vous offrir ce retour sur les faits saillants de la Conférence.

Développement de la filière

Au cours de cette journée, il a été possible de dresser un bilan du chemin parcouru par la filière de la biomasse forestière résiduelle dans les 15 dernières années, notamment en Europe et au Québec. Par exemple, en Haute-Autriche, 52 500 systèmes de chauffage automatiques à la biomasse ont été installés dans les dernières années, soit 28 500 systèmes aux granules, 24 000 systèmes aux copeaux et 350 réseaux de chaleur. 

Au Québec, des efforts de mobilisation et d’accompagnement de la clientèle contribuent à la création d’une masse critique d’utilisateurs de biomasse forestière. Par exemple, une démarche menée par la région de la Capitale-Nationale a permis de repérer 22 projets à fort potentiel, qui en sont aujourd’hui à divers stades de réflexion ou de réalisation. Plus globalement, la filière a également connu des avancées importantes en matière de disponibilité des produits (ex. : équipements, combustibles) et services (ex. : soutien à la gestion et à l’entretien des chaufferies).

Au terme de ces discussions, trois éléments clés ont été retenus pour assurer la continuité du développement de la filière :

  • les programmes d’aide financière à la conversion, qui constituent des incitatifs indéniables pour les clients qui ont un intérêt pour ce type de projet;
  • les lois et règlements, qui fournissent un encadrement clair pour tous et qui permettent d’augmenter les performances des projets;
  • les mesures d’information, de sensibilisation et de communication, qui mobilisent les publics concernés et favorisent la diffusion des meilleures pratiques.

Potentiel en matière de lutte contre les changements climatiques

La filière du chauffage à la biomasse forestière résiduelle constitue un outil performant de lutte contre les changements climatiques, puisqu’elle permet la réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre. Le projet des Serres Lefort est un bon exemple. Sa conversion du propane à la biomasse forestière pour la production de chaleur a été un investissement déclencheur. Ce changement a permis à l’entreprise d’augmenter sa superficie de serres, qui est passée de 4,5 ha à 20 ha, de même que le nombre de ses employés, qui est passé de 75 à 230. Les Serres Lefort sont désormais en mesure de mobiliser 35 000 tonnes de biomasse, pour une réduction annuelle des émissions de gaz à effet de serre de 30 583 t éq. C02.

En mettant l’accent sur la qualité de la combustion et de la biomasse forestière résiduelle comme combustible, ainsi qu’en portant attention à la mise en place de systèmes de traitement des fumées adéquats, les projets réalisés au Québec présentent de très bonnes performances en matière d’émissions atmosphériques. Certains d’entre eux émettent moins de 50 % du seuil de matières particulaires autorisées par le Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère

Réseaux d’approvisionnement

La disponibilité en biomasse forestière (plaquettes et granules) n’est plus un sujet de préoccupation. En ce qui a trait aux granules, le défi se situe plutôt sur le plan du développement de la clientèle québécoise et du réseau de distribution pour les petits consommateurs, car d’importants volumes sont exportés. Pour les plaquettes, l’enjeu est de poursuivre la création d’un réseau de fournisseurs, le tout pour assurer la couverture complète du Québec en termes d’approvisionnement.

En conclusion

La deuxième Conférence sur le chauffage à la biomasse forestière résiduelle a connu un réel succès ! Les organisateurs désirent renouveler l’expérience dans un horizon d’un ou deux ans. Selon un sondage effectué, ce souhait est partagé par les participants, puisque plus de 96 % d’entre eux souhaitent qu’une autre édition de la Conférence soit organisée. Les organisateurs veulent évaluer de nouvelles formules de déroulement et inclure des thèmes complémentaires suggérés par les participants. 

Pour en savoir davantage sur les objectifs et les mesures poursuivis dans le secteur des bioénergies du Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques du Québec 2018-2023, consultez la feuille de route détaillée.

Pour toutes questions concernant la filière du chauffage à la biomasse forestière résiduelle (ex. : initiatives de développement, bonnes pratiques, projets, produits et services en place), veuillez contacter Amélie St-Laurent Samuel, coordonnatrice et co-porte-parole de Vision Biomasse Québec, aux coordonnées suivantes :
amelie.st-laurent-samuel@naturequebec.org 

418 648-2104, poste 2076

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